vendredi 1 juin 2012

Maria MAZA et Sylvie SEIGNORET exposent!

Sylvie SEIGNORET / Maria MAZA, du 9 juin au 1er juillet, Galerie du Philosophe, Le Carla-Bayle / Vernissage le vendredi 8 juin

La nouvelle exposition de la Rue des Arts sera consacrée non pas à une mais deux artistes, la peintre espagnole Maria MAZA, et la peintre franco-américaine Sylvie SEIGNORET.


L’univers pictural de Sylvie SEIGNORET est pour le moins étonnant. C’est qu’il puise ses influences chez des artistes modernes assez éloignés les uns des autres - Marcel Duchamps, Franck Stella, Andy Warhol, Roy Lichtenstein – et joue sur la fausse fantaisie, l’humour, le décalage grinçant, celui entre autres de la BD et de la culture populaire. Au premier regard, ce sont donc des paysages et rues de villages pittoresques figés, austères… mais des détails anachroniques sollicitent avec ironie l’attention du spectateur – un lampadaire, une centrale nucléaire, et surtout un héros présent sur toutes les toiles, un Mickey obèse un rien obscène, que l’on ne donnerait certainement pas à un enfant pour l’amuser. L’univers de Sylvie Seignoret est de toute évidence la confrontation cynique des imaginaires français et américain… Une peinture qui ne peut que fonctionner dans le cadre du Carla-Bayle et du thème du contre-sens…



De son côté, Maria MAZA (voir lien), jeune peintre vivant à Barbastro en Espagne, propose une réflexion forte et engagée sur la globalisation et sur l’altérité, une réflexion autour de la migration comme transmutation fondamentale, comme changement profond du migrant et du monde par lequel il transite.  Elle a recherché, dit-elle, « un modèle venu d'Afrique Centrale, que les circonstances vitales ont amené à venir vivre en Europe (et non pas, seulement, survivre). D'où les références au voyage et au difficile travail agricole. Tandis que je dessinais ses mains, je me suis rendue compte que son altérité s'étendait au-delà de l'évidence, lui, l' « étranger »; cette altérité déteint aussi sur celui qui regarde avec étrangeté ou qui se sent lui-même éloigné des autres modes de vie. Un jour, mon modèle me dit: « Ton fils n'a pas peur de moi comme les autres enfants ». Mon fils, lui ai-je répondu, n'a pas à avoir peur de toi, parce que je ne lui ai jamais enseigné la peur de l'étranger.  Les mains sont nos outils. Elles caressent, asphyxient, frappent, embrassent, soignent, expriment... »




Ouvert le jeudi et le vendredi de 9h à 18h et le samedi et dimanche de 14h à 18h, du 9 juin au 1er juillet.

Vernissage le 8 juin à 18h00, à la Galerie du philosophe.


Renseignements au 05 67 44 18 01