mardi 31 mai 2016

Frédo, l'Artventurier au cimetière des éléphants

Frederick Liénard s'en est allé ce matin. Membre de l'association depuis des années, c'était un peu notre syndicaliste notre chieur et l'expert logistique de l'équipe. Personnage incontournable du Carla-Bayle, Frédo était une Figure, un homme aimé par plusieurs générations au travers d'un territoire insondable. Aujourd'hui au cimetière des éléphants, il incarnera toujours le rassemblement, la tolérance, la joie des enfants et la force de ses principes.
Toute l'équipe de Rue des Arts s'associe à la douleur de la Tribu, des copains et des enfants qui ont grandis avec lui.

Pour ceux qui souhaitent lui dire un dernier au revoir et bonne route, vous pouvez vous recueillir chez lui jusqu'au jeudi 02 juin à Pailhès de 14h à 21h.
Vendredi, pour ceux qui le souhaitent, rendez-vous au crématorium de Pamiers à 13h15.


Complexe Funéraire de Lestrade
Allée Majorelle - Route de Bouchonne
Sortie rocade n°4 "ZA de PIC"
09100 PAMIERS


lundi 23 mai 2016

Loreto CORVALÁN dernière semaine à la Galerie du Philosophe

Comment parler, faire voie d’un "dire" articuler un tant soit peu de parole sur le travail de Corvalán.
Magnifique travail, et pourtant me voilà confronté à une difficile énigme où se presse le trait sur une toile sans cadre... carrée. Comme si la toile carrée, se devait de dire quelque chose de carrée. 
Alors vient l’interrogation du sens. Car quel sens peut se soumettre à nos regards où se suspend la légèreté du signe, où nos mots restent dessaisis par le regard, où notre parole ne devient qu'une parole muette, figée à une attention, sans ne pouvoir émettre un son.
Me viennent alors à l’esprit certains travaux de Twombly, ou même, les premières œuvres de Basquiat. Mais ici, rien de cela. Le trait aéré ne se corrompt pas de violence. L’écriture est douce, calme, poétique, un chuchotement de symboles tracés, quasi gravés à l’encre rouge et noire où s’estompe souvent, en superposition, un délicat blanchi.
Une image où se glisse d’autres images, une image dans l’image. Un tracé de couleurs quasi inexistantes, pas franchement mélancolique, où se relâche une trace de nostalgie, une articulation comme pour faire le point de quelque chose d’insaisissable. 
Il nous faut regarder de plus près, s’appesantir, entrer dans les détails. Ainsi l’artiste, Loreto nous oblige à dévoiler petit à petit les traces de "son sensible" où les personnages flottent sans raison, dans la déraison. Sorte de mannequins gommés, ou déconstruits. Ils semblent désincarnés, têtes tronquées, comme s’il s’agissait de têtes de porcelaine. Un bâtit au tracées de couturière où se déploie ce qui se voudrait réel. On vaque ainsi sur ce plat de toile flottante flottant dans ce monde indécis entre le réel et l’imaginaire. Flottant de notre regard vers quelques mots qui s’en viennent là en écriture "d’enfance" remplie d’un sens énigmatique, dont les signes sont parfois écrits en miroir, d’un titre des plus déconcertant où la raison se perd dans une fluidité de paroles silencieuses.
Aussi nous laissons nous dériver, ballottés sur un terrain sans fond.

Il me semble que Loreto Corvalán montre une vision du monde investie de signes pour y effacer de la mémoire les traces d’une souffrance dont nous ne pouvons en recevoir que de particules traces, tant "l’inimaginable", qui en construit le sens, la rend intenable. Aussi est-elle à même de nous basculer, par la restitution de corps disloqués, par la restitution d'un graphisme estompé, nos histoires sociales, nantis du bestiaire de l’enfance. Il s'agit là d'une démystification de la parodie de l'adulte de ce que nous recevons du monde. Un point d'articulation vers l’enfance. Un appui hors de la raison pour que s’embarque par le rêve l’atténuation de la souffrance. Finalement plus je regardais et plus je pensais que la souffrance ne résidait qu’à une articulation de sensations de mémoire effacée, ne laissant sur la feuille qu’un espace restreint, juste pour que s’y joue le palimpseste du trait. La marque d’un temps arrêté, circonscrit hors du corps où bascule un dialogue entre l’artiste, nous et le cadre lui même. Aussi, filons nous au fil de ses histoires... pardon...de nos histoires, vers une dérive où s’exilent les déchirements vers des signes d’images décolorées. Un noir et blanc, où par le dévers se verse un imaginaire décousu où s’abreuvent les rêves de l’enfance.

Faire de l'affliction une image décloisonnée vers des rêves où l’enfance se perd.
Merci à toi Loreto Corvalán pour cette magnifique expo
sition.
J.-P. Pourtier, Avril 2016

samedi 21 mai 2016

Nicolas, récemment entré dans Rue des Arts

Article paru dans La Dépêche

Nicolas Lorieux décroche un CDI à Rue des Arts




Nicolas Lorieux, administrateur culturel de la Rue des Arts./Photo M. Buc.
Nicolas Lorieux, administrateur culturel de la Rue des Arts./Photo M. Buc. 

De bonne composition, bien éduqué, bien formé aussi, Nicolas Lorieux est l'homme de la situation. Les membres du bureau de Rue des Arts ont su détecter en lui la valeur ajoutée qu'il peut apporter à l'association. Ils ont d'ailleurs eu le temps puisque c'est grâce à un service civique de six mois que Nicolas a passé la première fois la porte de la galerie du Philosophe et a ainsi pénétré son univers. Embauché en CDI comme administrateur culturel en avril, son parcours, alors que rien ne le destinait à côtoyer le monde des arts, s'est forgé au fur et à mesure de ses études.
Né en Vendée, il y a vingt-six ans, après un bac économique et social, option arts plastiques spécialité maths, passé à Saumur, il est reçu à l'école des beaux-arts d'Angers et au bout de trois ans obtient le DNAP (diplôme national d'arts plastiques) et deux ans plus tard, en 2014, le diplôme national supérieur d'expression plastique. «Ce n'était pas quelque chose qui me passionnait au départ mais qui est venu pendant mes études.» Appuyant sa démarche de fin d'études sur la question presque existentielle «qu'est-ce qu'un artiste ?», Nicolas a tout le loisir maintenant de trouver la réponse au Carla-Bayle. Arrivé à Toulouse après ses examens, il tombe sur une offre, en octobre 2014, de service civique proposé donc par la Rue des Arts : «L'intitulé, la promotion de l'art en milieu rural, me plaît autant que le village posé sur sa butte». Après ce temps consacré à la médiation culturelle, Nicolas quitte le milieu pour un travail en intérim en usine, bien loin de ses aspirations. «Il faut bien bosser !» Mais il garde le contact avec l'association, vient aux vernissages et a lié des amitiés avec les artistes carlanais. Alors que les services civiques défilent de six mois en six mois, l'association prend la décision de créer en contrat avenir, un poste qu'elle propose naturellement à Nicolas.
«Après une seconde et demie de réflexion, j'ai accepté.» L'emploi est subventionné aux deux tiers par l'État pendant trois ans et Nicolas Lorieux a bien l'intention de mettre à profit cette période pour pérenniser le poste et le bien-fondé de l'association. «Je suis arrivé dans un moment charnière, où l'association avait besoin de se renouveler, de se développer aussi. Ma tâche est donc là, à faire le lien entre les œuvres, les artistes et le public, mais aussi à trouver des subventions, à animer un peu les expositions afin qu'elles soient un peu moins sèches.»
Nageant dans son élément, Nicolas n'a pas besoin d'autres motivations et avec Lucas Fouchard, l'actuel service civique, la galerie du Philosophe est vraiment entre de bonnes mains.

jeudi 19 mai 2016

NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES
 Samedi 21 Mai



Partenariat avec la Maison Pierre Bayle.
Entrée gratuite, ouverture permanente de 14h à 22h.
Médiation en soirée à la Galerie du Philosophe.

-15h30 Bibliothèque Municipale "Paroles de femmes"
Exposition de l'association Playing for Change
-17h Bibliothèque Municipale : srprise culinaire - animation pour les enfants
-18h Visite guidée du Musée Pierre Bayle
-18h30 Maison Pierre Bayle - Salle du CEDRE
projection du film d'Ariane Doublet : Abdullah
-19h30 Galerie du Philosophe
Lecture de Jean Pierre Pourtier sur La Maison Brûle

Renseignements : cedre@carla-bayle.com