samedi 21 mai 2016

Nicolas, récemment entré dans Rue des Arts

Article paru dans La Dépêche

Nicolas Lorieux décroche un CDI à Rue des Arts




Nicolas Lorieux, administrateur culturel de la Rue des Arts./Photo M. Buc.
Nicolas Lorieux, administrateur culturel de la Rue des Arts./Photo M. Buc. 

De bonne composition, bien éduqué, bien formé aussi, Nicolas Lorieux est l'homme de la situation. Les membres du bureau de Rue des Arts ont su détecter en lui la valeur ajoutée qu'il peut apporter à l'association. Ils ont d'ailleurs eu le temps puisque c'est grâce à un service civique de six mois que Nicolas a passé la première fois la porte de la galerie du Philosophe et a ainsi pénétré son univers. Embauché en CDI comme administrateur culturel en avril, son parcours, alors que rien ne le destinait à côtoyer le monde des arts, s'est forgé au fur et à mesure de ses études.
Né en Vendée, il y a vingt-six ans, après un bac économique et social, option arts plastiques spécialité maths, passé à Saumur, il est reçu à l'école des beaux-arts d'Angers et au bout de trois ans obtient le DNAP (diplôme national d'arts plastiques) et deux ans plus tard, en 2014, le diplôme national supérieur d'expression plastique. «Ce n'était pas quelque chose qui me passionnait au départ mais qui est venu pendant mes études.» Appuyant sa démarche de fin d'études sur la question presque existentielle «qu'est-ce qu'un artiste ?», Nicolas a tout le loisir maintenant de trouver la réponse au Carla-Bayle. Arrivé à Toulouse après ses examens, il tombe sur une offre, en octobre 2014, de service civique proposé donc par la Rue des Arts : «L'intitulé, la promotion de l'art en milieu rural, me plaît autant que le village posé sur sa butte». Après ce temps consacré à la médiation culturelle, Nicolas quitte le milieu pour un travail en intérim en usine, bien loin de ses aspirations. «Il faut bien bosser !» Mais il garde le contact avec l'association, vient aux vernissages et a lié des amitiés avec les artistes carlanais. Alors que les services civiques défilent de six mois en six mois, l'association prend la décision de créer en contrat avenir, un poste qu'elle propose naturellement à Nicolas.
«Après une seconde et demie de réflexion, j'ai accepté.» L'emploi est subventionné aux deux tiers par l'État pendant trois ans et Nicolas Lorieux a bien l'intention de mettre à profit cette période pour pérenniser le poste et le bien-fondé de l'association. «Je suis arrivé dans un moment charnière, où l'association avait besoin de se renouveler, de se développer aussi. Ma tâche est donc là, à faire le lien entre les œuvres, les artistes et le public, mais aussi à trouver des subventions, à animer un peu les expositions afin qu'elles soient un peu moins sèches.»
Nageant dans son élément, Nicolas n'a pas besoin d'autres motivations et avec Lucas Fouchard, l'actuel service civique, la galerie du Philosophe est vraiment entre de bonnes mains.